Dans cet article je vais te partager une expérience unique et exceptionnelle, la retraite de méditation Vipassana.

J’ai expérimenté ceci pendant 10 jours en Birmanie à raison de 10h de méditation par jour, sois 100h.

Ce article va se diviser en plusieurs parties :
– Qu’est-ce que Vipassana ?
– Pourquoi ai-je suivi ce genre de retraite ?
– Comment se sont passés ces 10 jours ?
– Retour à la civilisation
– Les jours suivants
– Quels changements ai-je constaté depuis la fin de cette retraite ?
– Ce que je pourrais te recommander
– Conclusion


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Qu’est-ce que Vipassana ?

C’est une technique de méditation, l’une des plus anciennes d’Inde, utilisée par Siddhartha Gautama il y a 2500 ans pour atteindre l’illumination.

Vipassana signifie voir les choses telles qu’elles sont réellement et non pas comme nous voudrions qu’elles soient.

Cette technique, non-sectaire, est un véritable art de vivre ayant pour but d’éradiquer toutes les impuretés mentales et d’atteindre le véritable bonheur qui en résulte.

Durant ces 10 jours, j’ai suivi l’enseignement de SN. Goenka qui a passé sa vie à enseigner et diffuser cette technique dans des pays du monde entier et notamment en France.

Le suivi de cet enseignement est gratuit, l’ensemble des frais (logements, nourriture) étant couvert par les dons et par la générosité des bénévoles.

J’ai appris l’enseignement du Dhamma, cette voie est la loi universelle, la loi de la nature. Elle se compose de 3 piliers qui m’ont été enseignés durant ces 10 jours :

– Sīla : la moralité

Ce sont les 5 préceptes à respecter : ne pas tuer tout être vivant, ne pas voler, ne pas avoir de pratique sexuelle dérivante, ne pas mentir et avoir de mauvaises pensée/paroles, ne pas consommer d’intoxicants (alcool, drogue,…).

– Samādhi : la concentration de l’esprit

Ici nous apprenons à affuter notre esprit telle une lame de rasoir ayant un tranchant de plus en plus précis.
Pour cela, nous utilisons la méditation Anapana qui consiste à se concentrer sur son souffle, sur une zone de plus en plus petite.

– Paññā : la sagesse, la purification de l’esprit au niveau le plus profond

Celle-ci est développée par la pratique de la méditation, l’observation de nos sensations corporelles de la tête aux pieds.
C’est la raison d‘être de Vipassana, s’entraîner à voir la réalité telle qu’elle est, en observant nos sensation corporelles, notre respiration, avec toute équanimité.
En effet, depuis notre plus jeune âge nous réagissons aux différentes situations de la vie de plusieurs manières.
Si cette situation est plaisante nous allons apporter de l’attachement, du plaisir et parfois de l’addiction. À l’inverse, si cette situation est déplaisante nous allons la fuir, éprouver de la douleur, de la peur.
Alors que tout ce qui se trouve dans notre monde est impermanent (Annicca en Pali). En effet, nous vivons, nous mourrons, comme tout ce qui nous entoure et nous compose.
Nous sommes composés des mêmes éléments présents dans la nature, l’eau, la terre, l’air et le feu.
De plus, en utilisant un microscope, en zoomant davantage sur notre peau par exemple, nous constatons que ce que nous percevons à l’œil nu, n’est qu’un ensemble de molécules qui vivent et meurent à chaque instant, l’impermanence à l’état pur.

Si l’on apprend à observer la réalité telle qu’elle est, par l’observation de nos sensations corporelles impermanentes et que nous entrainons notre esprit à ne plus réagir si ces sensations sont agréables ou non,
avec le temps nous délivrons notre esprit de nos souffrances profondément ancrées (Saṃskāra en Pali) et nous n’en générons plus de nouvelles chaque jour.

Pour en apprendre davantage : https://www.dhamma.org/fr/about/vipassana


question

Pourquoi ai-je suivi ce genre de retraite ?

– La première raison :  le fonctionnement de l’esprit.

Je souhaitais comprendre davantage comment notre esprit fonctionne, comment le contrôler, le purifier, apprendre et comprendre de nouvelles choses.
Ayant déjà suivi un enseignement sur l’hygiénisme, comment notre corps fonctionne, comment l’alimenter de manière à ce qu’il fonctionne de manière optimale, comment se protéger des poisons de notre société moderne, comment soigner nos symptômes de manière naturelle sans perturber les lois du vivant.

L’enseignement de Vipassana en complément de ma connaissance de l’hygiénisme me permet d’avoir une compréhension de l’être humain dans son ensemble.

– La seconde raison : dans le cadre de mon activité.

Tout au long de cette expérience, je me suis accroché dans les moments difficiles en pensant à mes clients actuels et aux futures personnes que je pourrais aider avec mes connaissances.
Effectivement en tant que coach de vie, je me dois de développer ses compétences de persévérance afin d’apporter toujours davantage de soin à mes clients.

– La troisième raison : je ne crois plus au hasard.

Lors de mon départ de France pour la Thailande, en Février 2019, j’avais déjà comme ambition de réaliser une retraite de méditation de quelques jours dans un monastère en Thaïlande, afin de comprendre davantage comment était la vie monastique et sortir encore une fois de ma zone de comfort.

Le hasard faisant toujours bien les choses… La personne qui était à mes côtés dans l’avion pour me rendre en Thaïlande m’avait parlé de cette technique de méditation, il a d’ailleurs réalisé deux retraites de 10 jours en l’espace de 6 mois sur place. Lorsque j’étais à Chiang Mai, un ami entrepreneur Français, Fabien Delcourt, allait également réaliser cette formidable expérience, cela m’a conforté dans mon choix et m’a motivé plus que jamais. Cet ami à également fait un podcast sur Vipassana, il réalise davantage de podcast sur le business, le mindset, je vous encourage vivement à le suivre, je vous mettrais le lien de son podcast en description.

A oui j’allais oublier, point important, il faut souvent réserver 3-4 mois à l’avance ce genre de retraite de méditation, je devais sortir de la Thaïlande pour des raisons de visa, tu ne peux pas rester plus de 6 mois dans le pays, il faut ensuite sortir du pays et rentrer par voie aérienne. Arrivant bientôt au 6 mois, j’avais le choix d’aller au Laos ou en Birmanie, les deux pays les plus proches de Chiang Mai.
Le Laos ne compte actuellement aucun centres Vipassana, il me restait le choix de la Birmanie, où miracle une retraite de 10 jours allait avoir lieu dans une semaine et demi et il restait des places disponibles pour les nouveaux méditants, mon aventure Vipassana a donc commencé à cet instant.

Quelques petites anecdotes :
– Deux jours avant de quitter l’auberge où je logeais à Chiang Mai pour aller en Birmanie, un des employés m’avait montré une cérémonie en direct de Bangkok où le roi de Thaïlande récompensait les plus célèbres moines Vipassana.

 – J’ai rencontré un des méditants de cette retraite Vipassana, 5 jours avant le début du stage à Yangon en Birmanie, j’étais sur le point de quitter Chiang Mai en bus, arrivé dans l’espace d’attente, comme souvent beaucoup de personnes étaient concentrés sur leur téléphone, c’était la seule personne à regarder au loin avec une concentration assez remarquable. Je lui ai donc naturellement demandé si il allait suivre une retraite de méditation, c’était bien le cas et en plus au même endroit que moi, nous avons fait exactement le même trajet au même moment…


moine méditation

Comment se sont passés ces 10 jours ?

J’ai réalisé ces 10 jours au centre de méditation Dhamma Joti à Yangon en Birmanie.

Voici le planning que j’ai suivi durant cette retraite :

4h00Réveil matinal
4h30 à 6h30Méditation dans le hall ou dans sa chambre
6h30 à 8h00Pause petit déjeuner
8h00 à 9h00Méditation de groupe dans le hall
9h00 à 11h00Méditation dans le hall ou dans sa chambre selon les instructions de l’enseignant
11h00 à 12h00Pause déjeuner
12h00 à 13h00Repos et entretien avec l’enseignant
13h00 à 14h30Méditation dans le hall ou dans sa chambre
14h30 à 15h30Méditation de groupe dans le hall
15h30 à 17h00Méditation dans le hall ou dans sa chambre selon les instructions de l’enseignant
17h00 à 18h00Pause thé
18h00 à 19h00Méditation de groupe dans le hall
19h00 à 20h15Discours de l’enseignant dans le hall
20h15 à 21h00Méditation de groupe dans le hall
21h00 à 21h30Période pour les questions dans le hall
21h30Se retirer dans sa chambre. Extinction des lumières

Ainsi que les règles que j’ai du respecter dans le centre.

Ne pas parler (noble silence)
Ne pas croiser le regard des autres méditants
Ne pas utiliser de téléphone, d’ordinateur
Ne pas lire, écrire

Et les préceptes :

Tous ceux qui suivent un cours de Vipassana doivent consciencieusement s’engager à observer les cinq préceptes suivants, pour toute la durée du cours.

1 – S’abstenir de tuer toute créature vivante;
2 – S’abstenir de voler;
3 – S’abstenir de toute activité sexuelle;
4 – S’abstenir de mentir;
5 – S’abstenir de tout intoxicant.

Il est attendu des anciens étudiants (ceux qui ont déjà suivi un cours avec S.N. Goenka ou l’un de ses assistants) qu’ils observent trois préceptes supplémentaires…

1 – S’abstenir de prendre de la nourriture après midi;
2 – S’abstenir de toute distraction sensorielle, de tout maquillage et décoration vestimentaire;
3 – S’abstenir d’utiliser des lits hauts ou luxueux.

Au même titre que le jeûne pour le corps, le jeûne de l’esprit ne peut être réalisé qu’en stoppant toutes nouvelles entrées dans notre esprit.

J’ai fait en sorte de me rappeler des points principaux afin de vous compter cette expérience exceptionnelles que j’ai vécue cette année 2019.


agenda

Jour d’enregistrement
Je prends le taxi depuis mon auberge et me rends au centre Dhamma Joti au nord de Yangon, je commence de plus en plus à réaliser que le moment est venu pour moi d’expérimenter cette aventure.

Je m’enregistre au bureau, dépose mes affaires de valeurs dans un casier, mon téléphone et mon portefeuille sont déposés dans une pochette spéciale, en échange on me donne un numéro que je devrais précieusement garder, ce numéro est le 47. M’intéressant à la numérologie, je réalise que 47, 4+7=11, ce nombre est sacré il symbolise l’énergie et l’éveil spirituelle, ça commence bien.

Je rentre dans la partie du centre où je vais réaliser cette retraite et découvre un lieu agréable, paisible, la végétation est luxuriante, mais l’endroit est très humide, il y a beaucoup de moustiques.

Je découvre ma chambre, nous sommes deux par chambre, le comfort est sommaire mais cela me suffira largement, ayant encore le droit de parler je profite de ce moment pour en apprendre davantage sur mes voisins.

Mon voisin de chambre est un Argentin, il a à moitié le crane rasé, c’est la première fois que je vois une personnes avec une coupe de cheveux comme cela, je ne le juge pas, mais c’est quand même la seule personne ayant une apparence physique aussi originale de tous les méditants.

Je rencontre les autres méditants, il y a des personnes du monde entier : Irelande, Chine, Royaume-Unis, Argentine, Suisse, Italie, Californie, Espagne, France (un Français de Lyon, la ville où j’habite et où je suis née) et 3/4 de Birmans.

Nous sommes au total 120 personnes, les hommes et femmes sont séparés pour tous les moments.

Je garde avec moi une bouteille d’eau qui m’avait été donnée par un bénévole, sur l’étiquette il est inscrit « Life for Life », assez significatif, encore plus dans un stage comme celui-ci.

Il y a un gros système de filtration d’eau par osmose inverse à l’entrée du Dhamma hall, je souri, ceci me rappelle le système que j’utilisais dans mon appartement.

Nous prenons le premier repas tous ensemble, nous discutons, apprenons à nous connaître, ensuite nous assistons au discours d’introduction de SN Goenka dans le Dhamma hall, ce lieu est chargé en énergie positive, effectivement tellement de méditant sont passés par ici, je ressens une sensation d’apaisement.

Le sol du Dhamma hall est recouvert de moquette, avant d’entrer nous devons quitter nos tongs, le nom de chacun d’entre-nous est inscrit sur une étiquette au sol devant chaque coussin de méditation traditionnel.
Cette pièce est gigantesque, vraiment, au moment où le professeur fit son entrée, les jeunes Birmans se mettent à s’incliner, à genoux, en faisant toucher leurs front contre le sol, il s’incline à trois reprises, une marque de respect envers lui.

Je configure le petit réveil que j’avais acheté à Yangon pour le réveil de demain.

Jour 1
Il est 4 heures, j’entends le bip de mon réveil, ainsi que le gong, que c’est agréable ce bruit, vraiment, je décide de décaler l’heure de mon réveil de 5min, au cas où dans les prochains jours mon réveil ne pourrait me réveiller.

4h30, l’heure de la première méditation dans le Dhamma hall, à côté de moi se trouve le seul Français, un Lyonnais et un Suisse de Genève.

Nous commençons par pratiquer Anapana, nous devons nous focaliser sur notre souffle, vu l’heure matinale, je suis assez détendu, mais j’avoue qu’il est difficile de me concentrer sur mon souffle, mon esprit pense à des choses passées et futures.

Il m’est difficile de rester assis longtemps, cela ne fait que deux heures et je ressens déjà des douleurs dans le dos, ça commence bien.

Les premiers chants de Goenka sont assez perturbants, je ne m’attendais pas du tout à cela.

De 9 à 11h, je décide d’aller méditer dans ma chambre, mon voisin à eu la même idée, je me dit : « Aller Maxime tu te reposes 5-10min et ensuite tu médites en position assise », finalement je me suis endormis, mon voisin aussi, le gong de 11h nous réveil.

Au restaurant aussi nous avons chacun notre emplacement, je mange face à un mur blanc, je commence à analyser les personnes manger. Lorsque je mange je ressens ma mastication, le fait de ne pas parler et de se focaliser sur l’instant présent me fait percevoir des sensations qui m’étaient inconnues jusqu’à maintenant.

La journée passe, le retour dans ma chambre est un peu bizarre, je marche à côté de mon voisin de chambre sans pouvoir lui parler, nous prenons notre douche par intervalle.

Jour 2
Je pense à mes êtres chers, nous continuons la méditation Anapana, cette fois nous devons focaliser notre attention sur l’entrée du nez.

Je ressens des douleurs au niveau des jambes, mon esprit est un peu moins dissipé.

Dans la journée, je partage le baume du tigre que j’avais acheté à Yangon avec mes voisins, Français et Suisse, ils apprécient cette attention.

A 17h nous pouvons boire un thé au gingembre au restaurant, des sucres de palmes nous sont aussi proposés.

Depuis 4-5 jours je ne suis pas allé aux toilettes, je commence à réaliser qu’il va falloir que je trouve une solution.

Dans la nuit je me réveil à 1h30 du matin avec des douleurs intenses au niveau des intestins, je ne peux pas me rendormir.

Jour 3
4h, j’entends le gong, je n’ai dormi que 3h, les douleurs sont toujours intenses, je me lève j’explique la situation aux bénévoles et retourne dormir quelques heures.

Sur le chemin du retour les douleurs deviennent de plus en plus fortes, ma tête se met à tourner, je m’assois, reprends mon souffle et rentre lentement jusqu’à ma chambre.

Je pense être à la limite de l’occlusion intestinale, je n’ai pas d’huile de ricin pour me purger et mon état ne me permet pas d’aller demander un laxatif.

J’avais mangé un plat plutôt épicé la veille de sorte à créer une agitation dans mon intestin, c’est bien ce qu’il se passe mais rien ne sort, les sensations sont de plus en plus désagréable, la fièvre monte et perdure.

Je commence à aller aux toilettes vers midi, quel soulagement !

Je pense que le fait de changer d’environnement et d’être dans une situation aussi nouvelle pour moi, plus le fait de me focaliser que sur mon souffle, m’a complètement bloqué mes processus digestifs.

La fièvre quant à elle perdure, je dois avoir plus de 40°, je ne peux plus me sortir de mon lit. Des bénévoles viennent vérifier mon état de santé, je leurs explique que j’ai besoin d’un chiffon imbibé d’eau et de glaçons pour mettre sur mon front. Il n’y a pas de glaçons au centre, l’un des bénévoles m’apporte une bouteille d’eau glacée.

La fièvre est tellement forte et constante que je soupçonne la dengue, il y a tellement de moustiques ici…

Mon voisin rentre des cours, organise toutes ses affaires pour changer de chambre, les organisateurs ne préfèrent pas prendre de risque, ce que je comprends, avant de partir il me regarde et me fait un grand sourire de compassion.

La fin d’après-midi approche, ma fièvre commence à baisser, je serais rester pratiquement 10h avec une fièvre me clouant au lit, quelle histoire.

Je décide de me lever et d’aller écouter le discours de Goenka de la veille, effectivement il y avait un problème de son avec mon casque et je n’avais pu l’écouter correctement.

Un des bénévoles qui m’avait aidé dans ma chambre, m’avait même bordé, m’amène des bananes avec du pain et de la confiture, je le remercie mais je ne peux manger, mon état de santé est encore compliqué à gérer, je ressens des nausées et je n’ai rien envie de manger. Je laisse cette nourriture dans ma chambre.

Je m’entretien avec le professeur et lui explique ce qu’il s’est passé, il me dit « Vous êtes coach de vie, vous devez être fort et le restez. », j’approuve ses propos, mais même avec toute la volonté du monde avec une fièvre aussi intense il ne m’était possible de faire de mon mieux. Je lui explique que je suis un battant et que rien ne pourra m’arrêter, je vais faire de mon mieux pour revenir au plus vite. Je demande au professeur que l’on me serve du thé au gingembre et du citron pressé dans un verre d’eau fraîche, je sais ce que je dois faire pour accompagner mon corps avec des remèdes naturels.

Je vais au restaurant pour boire ceci, sur le retour il ne m’est pratiquement impossible de marcher, je pense que le citron fait effet sur mon foie, je n’ai plus aucune énergie pour porter mes jambes, je dois m’asseoir et reprendre des forces tous les 20m.

J’arrive à rejoindre le Dhamma hall ou je vais rester quelques heures jusqu’à la fin de la journée, nous continuons la pratique d’Anapana, aujourd’hui nous devons nous focaliser sur une petite zone sous le nez et ressentir l’air passé dessus. Je ressens une grande fatigue mais la méditation me permet de me ressourcer et d’attirer mon attention sur des choses positives.

J’aurai jeûné toute la journée, je me souviens des bénévoles qui sont venus me voir plusieurs fois dans la journée, m’aider, quelle histoire, je vais me coucher en me disant que demain je serais de nouveau présent à tous les cours, la fièvre n’est désormais plus présente.

Jour 4
Le gong sonne, 4h, je me sens encore bien ballonné, je vais plusieurs fois au toilettes avant le début des cours.

Aujourd’hui est le premier jour de la technique de méditation Vipassana, je décide de reprendre les cours complètement malgré mon état qui est encore un peu fragile.

Aujourd’hui nous n’analysons plus notre souffle mais nos sensations corporelles depuis le dessous de notre nez jusqu’au dessus de notre tête.

La journée est longue à passer car je n’ai peu de force, mais je m’accroche.

Je décide de ne plus aller à la pause de 17h, et de profiter de cette heure pour me reposer dans ma chambre.

Le soir venu, après l’heure d’enseignement journalière de SN Goenka, j’apprécie toujours ce moment, c’est une sorte d’apprentissage des choses essentielles de la vie qui me permettent de comprendre davantage de chose sur ce qui m’entoure et sur les évènements passé de ma vie.

Afin de me changer les idées, je nettoie une partie de ma salle de bain, le lavabo était vraiment très sale, je lave également mes vêtements, de quoi repartir sur une bonne base.

Jour 5
Je porte le traditionnel longyi Birman, c’est un ensemble de plusieurs pièces de tissus nouées les unes avec les autres, servant à la fois de pantalon, de ceinture, ou bien encore de serviette. Certaines femmes s’en servent même de porte-bébé ou de sac, tant les manières de l’utiliser sont innombrables ! Le longyi peut être de plusieurs couleurs, mais est généralement assez foncé, dans les tons bleu, violet ou encore rouge, et il est porté par toute la famille.

Je porte donc le longyi en tant que pantalon avec une chemise, j’avais acheté ces vêtements pour l’occasion, dans un petit marché de Yangon.

Les bénévoles me voient arriver, je suis habillé en tenue traditionnelle, ils apprécient, ils me disent ça vous va bien en me faisant de grands sourires.

Aujourd’hui nous devons porter notre attention aux sensations sur l’ensemble du corps, de la tête aux pieds, côté par côté. Je ressens une grosse énergie, je me sens plus souple.

Je vais désormais rompre mon jeûne hydrique de 48h, au moment de rentrer dans le restaurant je vois un scarabée posé sur ma chemise, je ne le chasse pas, ceci est un signe, comme vous le savez peut-être c’est le signe de la résurrection.

Au moment de manger mes sensations sont décuplées, le jeûne, plus la méditation et le calme me font ressentir des sensations intenses.

Je remercie les bénévoles en joignant mes mains, j’exprime une profonde compassion pour ce moment.

De nouvelles règles sont désormais en placent, nous devons pratiquer la méditation « strong détermination » (adhiṭṭhāna en Pali), c’est une méditation d’une heure ou nous sommes en position du lotus et devons faire en sorte de ne pas bouger. Nous allons faire ceci trois fois par jour, le matin, en début d’après-midi et en fin de journée. Sur un écriteau je vois une définition de cette méditation, il est également expliqué que le but n’est pas de nous torturer, mais bien de progresser intérieurement, si l’on devait bouger dû à des sensations vraiment trop désagréables, de ne pas se lamenter et d’essayer de réduire le nombre de changements de position petit à petit.

L’heure est venue de réaliser cette méditation, je suis déterminé à ne pas bouger quoi qu’il arrive, je me conditionne tel un lion, je suis sur la ligne de départ d’une longue course, je ne vais pas craquer.
L’heure passe difficilement, arrivée 30-40min, je ressens des sensations intenses au niveau de l’aine et des genoux, mais j’arrive à tenir, la fin de la méditation est une véritable délivrance pour les méditants, 5 minutes de pause, pour marcher difficilement et boire un verre d’eau bien mérité.

Comme chaque soir, nous écoutons le discours de Goenka sur la vie, toujours très enrichissant.

Je ne dors que 3 heures, je ressens une grande puissance en moi.

Jour 6
C’est toujours un plaisir d’entendre le gong, je sors plus tôt de mon chalet et marche avant le début des méditations.

Je me sens comme dans la peau d’un moine, avec ma tenue traditionnelle, le longyi. Le fait également de saluer d’un hochement de tête, les mains jointes à chaque entrée dans le Dhamma hall le bénévole qui reste posté pour nous accueillir avant chaque méditation, dans ce lieu exceptionnel, ce sont des moments uniques, vraiment.

Aujourd’hui nous allons nous focaliser sur les sensations de la tête aux pieds, en scannant notre corps les 2 côtés en même temps, je ressens un peu plus mes sensations corporelles, ainsi que des vibrations plus subtiles.

Il ne reste plus que 5 jours, soit 50 heures de méditation. 😀

Je retire le coussin qui me tenait le dos.

Durant le petit-déjeuner, j’analyse toujours les habitudes des autres méditants, ils mangent pour la plupart du pain de mie contenant du gluten et étant très sucré. Ils mangent leurs fruits en dernier, alors que le temps que tout ce qu’ils ont ingéré avant ne soit digéré, une grande partie des vitamines et minéraux contenus dans les fruits ne seront pas assimilés par l’organisme, en raison de la chaleur corporelle.

J’utilise de nouveau le baume du tigre car je ressens des sensations intenses au niveau de mes jambes.

Certains nouveaux étudiants sont partis, nous appelons anciens étudiants les personnes ayant déjà suivies cette retraite de 10 jours.

Après chaque heure de méditation sans bouger, les 5 minutes de pause sont une véritable délivrance, c’est pourtant pas grand chose, marcher, boire de l’eau, mais lorsque l’on ressens des sensations aussi intenses, que l’on à l’impression d’être un véritable esclave, je vous assure que ces petits moments de pause sont très appréciables.

Jour 7
Aujourd’hui est un jour symbolique, le fameux chiffre 7, ce chiffre qui a tellement de significations, dont les 7 chakras humains, pour les Egyptiens ce chiffre symbolise la vie éternelle.

Les méditations aujourd’hui seront portées sur l’analyse de nos sensations, de la tête aux pieds et des pieds à la tête, nous utilisons également le flux libre, c’est à dire un flux balayant l’ensemble du corps de manière rapide et précise à la fois.

Je décide de retirer un coussin de méditation, je n’ai plus qu’un grand coussin carré et un petit coussin rectangulaire plié en deux sur lequel je suis assis.
Le fait d’être plus bas me procure des sensations encore plus intenses, au niveau de l’aine et des genoux, je continue toujours à tenir la méditation d’une heure sans bouger, malgré mon ressenti.

Les nouveaux méditants peuvent désormais méditer seul, nous allons au temple situé en haut du centre, c’est une grande pièce circulaire, divisée en plusieurs petits espace, un des bénévoles me montre ma pièce dans le temple, cela doit faire 4 m2 , j’ai vraiment l’impression d’être un moine, les lieux sont tellement chargés d’histoire, je me sens vraiment dans un autre monde.

Durant les périodes de méditations classiques, où nous pouvons bouger, je me mets très peu en position du lotus, j’économise mon corps pour les 3 méditations sans mouvements.

Dès que je le peux je profite des pauses pour dormir 30-45 min, je ressens que mon corps en a besoin.

Après la méditation du soir de « strong determination », durant les 5min de pause, je vais marcher un peu derrière le Dhamma hall, je vois sur les champs de fleurs de lotus des insectes volants lumineux, je n’avais jamais vu cela auparavant, uniquement dans certains films d’animation, on dirait un rêve vraiment.

J’exprime beaucoup de compassion pour ma famille, mes amis, je comprends de plus en plus leurs réactions, leurs souffrances.

Jour 8
Je mets mon réveil plus tôt, 3h45, je suis debout et prêt à vivre cette expérience pleinement.

Nous allons aujourd’hui nous focaliser sur les sensations corporelles internes de la tête aux pieds et des pieds à la tête.

Je ressens des sensations plus intenses, cette opération chirurgicale de mon esprit m’étonne de jour en jour, je suis vraiment en train de vivre des moments uniques dans ma vie.

Il reste désormais 3 jours, le temps passe de plus en plus vite maintenant, une certaine routine s’est mise en place.

J’apprécie les moments dans les pièces individuelles, je me dit qu’il ne reste plus que deux jours pour continuer le nettoyage de mon esprit.
En effet, le dixième jour, nous aurons de nouveau l’autorisation de parle, afin que le retour à la vie active ne soit pas trop perturbant.

Le Suisse à côté de moi part du centre, dommage j’aurai bien aimé le connaître davantage, j’exprime de la compassion pour cette personne.

C’est toujours un plaisir de manger cette nourriture végétarienne, les saveurs sont vraiment exceptionnelles.

Je sens que ma posture est de plus en plus droite, ma respiration et mon souffle s’améliore.

Jour 9
Je me réveil toujours à 3h45, je sens que mon corps a moins besoin de se reposer, la marche matinale est une bonne habitude afin de commencer la journée de méditation.

Aujourd’hu, nous analysons de nouveau nos sensations corporelles internes de la tête au pieds et des pieds à la tête.

Les heures de méditations s’enchainent, les habitudes sont là.

Jour 10
C’est le fameux jour tant attendu, je vais enfin pouvoir échanger avec les autres méditants.

Nous analysons notre corps comme le jour précédent, cependant aujourd’hui nous apprenons la méditation Meta, cette méditation porte sur la bienveillance, c’est une façon de partager notre bien-être, bonheur, énergie au monde entier, afin que les personnes soient délivrées de leurs souffrances et accèdent elles aussi à des niveaux de consciences leurs permettant d’atteindre le plein bonheur.
Le professeur nous indique qu’après chaque séance de méditation de 1h sans bouger, il est vivement conseillé de méditer 5 minutes en utilisant cette technique, afin de partager notre épreuve également, toute cette énergie positive au service des autres.

A 11h pour l’heure du déjeuner, nous pouvons enfin reparler, je fais connaissance avec plusieurs personnes, tout le monde est unanime cette expérience est unique et la plus belle de notre vie.

Je rencontre des personnes aux profils différents, entrepreneurs, employés, étudiant travaillant en visa vacances/travail à l’étranger, un étudiant en architecture d’Harvard.

C’est une délivrance pour nous, les sourires authentiques sont vraiment beaux à voir, ainsi que les rires de chacun.

J’explique à mon ami Français le problème de santé que j’ai rencontré et pourquoi je n’ai pu être présent pendant un jour.

Je nettoie complètement ma salle de bain, elle était vraiment sale, il y avait des traces de moisissures sur les murs, je me dit que les prochains méditants seront ravis d’entrer dans une salle de bain aussi propre. 😉

Je range mes affaires, récupère mon téléphone et portefeuille avec le fameux numéro 47. 
Pour rappel, en numérologie, 47=4+7=11, ce nombre est sacré il symbolise l’énergie et l’éveil spirituelle.

Je donne une montre en bois de ma marque Infiny Wood à chaque personnes étant venues m’aider lorsque j’étais malade. La simplicité et gentillesse des Birmans me touche vraiment.
Les deux hommes sont surpris et chacun d’eux me donne quelque chose en échange plus tard. Un tee-shirt en souvenir des 25 ans du centre de méditation Vipassana et une pochette sling traditionnelle, tout deux affichant la fameuse roue du Dhamma. Moi qui pensais les acheter, je n’aurais donc pas besoin de dépenser d’argent pour cela et pourrait donner davantage d’argent pour mon don.
L’un des deux bénévoles me montre mon poignet et me dit : « Mais toi tu n’as plus de montre ? » A ce moment là il voulait me donner sa propre montre, je lui explique alors que j’ai plusieurs modèles dans mon sac.

Jour 11
C’est le jour du départ, cette expérience fut longue, douloureuse, mais tellement enrichissante. Comme toujours, lorsqu’une situation est difficile à vivre dans la vie nous apprenons énormément, quelle leçon de vie !

Nous passons les dernières heures à méditer, nous faisons une méditation Meta, l’atmosphère est vraiment unique et chargée d’ondes positives, plus de 100 êtres humains sont en train de répandre de l’amour, de la bienveillance à cet instant, c’est vraiment touchant.

Le professeur nous explique qu’au même titre qu’un entrainement physique pour notre corps, notre esprit doit-être régulièrement entraîné afin de développer ses capacités, sa sagesse, pour cela il nous conseille de méditer 1h le matin et 1h le soir en utilisant la méthode Vipassana « strong determination » et d’y ajouter 5 minutes de méditation Meta à la fin de chaque séance.

Jérémy le Français venant de Lyon m’explique qu’il était footballeur professionnel avant et qu’il a ressentit plus de difficultés à suivre cette retraite de méditation que ses entraînements.
Nous parlons de nos situations respectives, il m’explique diriger plusieurs entreprises, avoir davantage d’argent, mais que désormais il souhaite vraiment profiter du moment présent.
En effet, nous ne pouvons rien prévoir dans ce monde, tout est impermanent, notre corps tout entier est en constant changement.
Nous parlons également de nos précédentes relations amoureuses, nous sommes unanimes sur le fait qu’un amour passionnel n’est pas la solution et apporte une profonde souffrance suivant les événements, avoir davantage de compassion pour sa/son partenaire nous paraît plus approprié désormais.

Je profite de ce temps libre pour parler avec les autres personnes, ayant déjà été à Boston nous parlons du campus d’Harvard avec l’étudiant en architecture, il m’explique la vie du campus.
Je discute avec des personnes ayant déjà fait des Iron Man (gros triathlon), ils me disent que Vipassana est à l’esprit ce que l’Iron Man est au corps, ils me conseillent d’essayer cette expérience.

Nous prenons des photos en groupe avec les filles, qui pour la première fois peuvent être proche de nous, nous étions séparés pendant toute la retraite.

Il est tant de quitter ce lieu atypique, charger en énergie et émotions positives, je partage un taxi avec Thomas le Néo-Zélandais que j’avais rencontré à Chiang Mai sur l’aire de bus.


population

Retour à la civilisation

Le retour à la vie classique est bizarre, j’avais perdu l’habitude d’entendre autant de bruits, des personnes parler entre-elles, vivrent.

J’arrive à mon auberge, une fois le check-in réalisé, on me montre mon lit, mon voisin de chambre est originaire d’Inde et est professeur de Vipassana, les fameuses coïncidences.

J’utilise mon téléphone, c’est vraiment bizarre d’utiliser un écran tactile, je vois les choses au ralenti. J’allume mon ordinateur portable et je fait un gros nettoyage dans mes emails, je me désabonne à beaucoup de newsletters.

Je prends le temps d’aller au parc, de marcher dans la rue, d’observer.

Je réalise ma première méditation seul dans mon lit, je me sers de mon oreiller comme coussin de méditation, je ressens des sensations intenses.


Les jours suivants

Je me réveille à 4h30, je médite de 5h à 6h puis vient la reprise du sport, après 10 jours d’abstinence, je suis ravi de reprendre cette routine. Je réalise un entrainement de street workout au parc situé à 5 minutes à pieds de mon auberge, je ressens de bonnes sensations durant l’entrainement, je revis.

Je commence à écrire les points importants que je vais partager de cette expérience, ces 10 jours uniques et tellement bénéfiques doivent être partagé au plus grand nombre de personnes.

Je sens que ma capacité de travail à clairement augmenté, je suis complètement focus sur ce que je suis en train de faire.

L’après-midi, je retourne au parc afin de continuer à écrire tout ce que j’ai vécu durant cette expérience, deux étudiants Birman m’aborde et me demandent si l’on peut parler Anglais ensemble, après 10 minutes ils me proposent de les suivres dans leur école, je passe 3 heures à parler avec une quarantaine d’étudiants.

L’occasion pour moi d’en apprendre davantage sur la culture Birmane, j’aime beaucoup les partages de cultures, des moments simples et authentiques.

A la fin de la journée le professeur m’invite à revenir le lendemain, il souhaite m’offrir un petit déjeuner traditionnel en compagnie des étudiants.

Le lendemain à 9h30 je suis à l’école, j’apporte des bananes pour les étudiants. Le professeur cette fois me donne un micro, je me présente et réponds aux questions des étudiants, l’occasion pour moi de leurs partager des clefs de compréhension issues de Vipassana et mes expériences passées, cette connaissance pourra leur servir par la suite, encore un bon moment passé dans cette école.

Au total j’aurai passé une dizaine d’heures avec les étudiants durant trois jours, lors de mon dernier jour sur Yangon des étudiants se proposent de m’accompagner afin de me faire visiter leur ville, nous sommes aller à différents marchés et temples, c’était un moment unique de partage.

groupe étudiants Birmanie Yangon

Dessin Bouddha

Quels changements ai-je constaté depuis la fin de cette retraite ?

Je ressens un certains bien-être global, mon esprit est beaucoup moins agité qu’avant, lorsque je suis en train de faire quelque chose je suis complètement présent, parler avec quelqu’un, écrire, lire, réfléchir, je suis pleinement focalisé sur le moment présent et ma capacité de travail augmente de jours en jours. Je dors également moins qu’avant, le fait d’atteindre plus rapidement un sommeil profond est un facteur non négligable.

Bien que quelques changements puissent être ressentis après cette retraite, 10 jours sont uniquement une introduction à cet art de vivre, il vous faudra au même titre que pour l’entrainement de votre corps, entrainer votre esprit régulièrement afin de développer ses capacités, sa sagesse. Il nous a été conseillé de méditer 1h le matin et 1h le soir en utilisant la méthode Vipassana « strong determination » et d’y ajouter 5 minutes de méditation Meta à la fin de chaque séance. A vous de composer avec votre emploi du temps, même si vous ne pouvez faire que 30 minutes par session, c’est toujours mieux que rien.

Gardez à l’esprit que chaque jour vous ressentez des émotions, avez des pensées, ressentez des sensations, ces méditations seront un outil vous permettant de ne plus avoir un esprit dissipé, de vous libérer de vos souffrances ancrées au plus profond de votre esprit et de pouvoir contrôler votre esprit lorsqu’une émotion intense vous impacte, c’est un sacré allié pour la vie.


Maximum Life méditation

Ce que je pourrais te recommander

D’essayer tout simplement, c’est totalement gratuit, il y a des centres dans le monde entier, prévois simplement cela un peu à l’avance, il y a souvent 3-4 mois d’attente.
L’apprentissage de la technique de méditation Vipassana se fait en 10 jours, c’est le minimum requis pour en comprendre toutes les bases.

Pour réserver une retraite tu as simplement à utiliser le lien suivant : https://www.dhamma.org/

Pour ma part, j’ai réalisé cette retraite au Dhamma Joti.
Si tu souhaites vivre une expérience traditionnelle, hors du commun, je te conseille vivement ce centre, c’est l’un des premiers centres de méditation Vipassana de Birmanie qui a été fondé par S.N Goenka en 1993.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des heures de méditations auparavant, j’ai rencontré plusieurs personnes qui n’avaient jamais méditées.
Pour ma part je méditais depuis 2018 à raison de 10 minutes par jour, ce qui est infime par apport aux 10 heures journalières.

Petits conseils :
Pense à acheter un gros pot de baume du tigre rouge, à porter des vêtements amples, le longyi est pour moi de loin le plus confortable.
Prends avec toi un petit réveil digital (tu n’auras pas de problème de bruit comme cela).

Il ne te reste plus qu’à essayer désormais, je te garantis, vraiment, c’est pour moi le plus beau cadeau que tu puisses te faire.
Nous avons trop pour habitude de chercher à changer les choses à l’extérieur alors que si nous ne changeons rien à l’intérieur de nous même, nous resterons prisonnier à vie de nos souffrances intérieures et esclave de notre esprit.


SN Goenka

Conclusion

Pour conclure, cette expérience de retraite méditative Vipassana a été sans aucuns doutes la plus belle expérience de ma vie.
Comme toujours dans la vie, les situations les plus complexes à vivre sont celles qui nous apportent le plus de bénéfices.
Aujourd’hui je ne peux qu’approuver cet art de vivre et le recommander au plus grand nombre afin d’aider tout simplement.

PUISSENT TOUS LES ÊTRES ÊTRE HEUREUX

« Puissent tous les êtres qui souffrent dans le monde, comprendre ce qu’est le Dhamma, puissent-ils pratiquer le Dhamma,
puissent-ils mettre en œuvre le Dhamma dans leur vie quotidienne et sortir de toutes les angoisses d’un esprit impur, rempli de négativités.
Puissent tous jouir de la paix et de l’harmonie d’un esprit pur, d’un esprit plein d’amour compatissant et de bienveillance envers les autres êtres. »
– S.N. Goenka –